LA RÉCIDIVE

« Voyager » est un verbe bien fatigué.
Le monde nous paraît si familier !
Les continents deviennent de vastes parodies d’eux-mêmes, peuplés d’images folkloriques.
Comment déchirer nos cartes postales de villes, de campagnes, de déserts ?
Car c’est bien dans sa déchirure que se refonde l’image.

          « Voyager » c’est déjà s’arracher à sa condition familière.

           Se faire étranger au monde.
           Et le regarder une seconde fois.

La Récidive désignerait une bande ayant en partage ce désir féroce de mouvement. Les prémices de son travail se trouveraient dans la rue, dans les artères de nos villes. Une bande dans laquelle circule un esprit aventureux, taquinant sans cesse les frontières infligées à notre réalité.Un jeu fulminant qui passe aujourd’hui par le cinéma et le théâtre.

Par le rituel du théâtre nous invoquons le retentissement réel du voyage. Cet ébranlement de nos êtres civilisés qui nous plonge dans un état d’incertitude. Etat dans lequel, à demi-aveugle, nous déchirons l’image achevée de l’Homme.

 

Cyril Balny

     Le travail de la compagnie s’inscrit dans un théâtre sensible qui se rend attentif aux perceptions provoquées chez le spectateur. Chacune de nos réalisations implique un travail exigeant porté sur la conception d’espaces et d’éclairages qui feront du spectacle une expérience perceptive.

     Nous créons de l’image. Nous créons de l’image qui conduit à penser. Nous donnons naissance à des images qui invitent à sortir de soi, à se déplacer intimement au risque d’une rencontre imprévue avec soi- même.

 

     Le spectateur est invité à assister à un événement théâtral analogue au voyage par son imprévisibilité et son éloignement avec le chez-soi. Cette expérience est avant tout celle d’un ailleurs, une plongée dans l’inattendu.

 

     La proposition est toujours de sortir de son savoir, de s’avancer au seuil de son ignorance et se jeter dans le courant imprévisible d’une pensée ; une pensée qui se révèle dans l’instant, au cœur de la rencontre avec le spectateur.

     La compagnie mène parallèlement à ses créations théâtrales une recherche dans le champ de la vidéo. Par ce travail nous nous confrontons à des formes diverses, que ce soit par le biais d’auto-productions ou de commandes, allant du cinéma expérimental au documentaire. Cette multiplicité d’expériences nous permet de nous confronter à un spectre d’images trés large et de nous forger les outils nécessaires pour les concevoir.

Cyril Balny

Cyril Balny étudie l’art dramatique au conservatoire d’Amiens puis à l’EDT91 sous la direction de Christian Jéhanin où il obtient un DET en 2011. Lors de ses formations, il rencontre notamment Marc Proulx, Claire Aveline, Gilles David, Claire Heggen, Jacques David, ...

Dès sa sortie d’école, il entreprend l’écriture de La Trame d’un crépuscule qui deviendra le premier spectacle de La Récidive. Cette création sera déterminante dans son parcours puisqu’il y développera son intérêt pour la lumière et la composition d’espaces. Il réalise également un court-métrage de fiction sur la même trame narrative. S’en suivra alors un aller-retour entre le travail de vidéo et le théâtre, l’un nourrissant l’autre.

Depuis sa création, La Récidive a mis en œuvre deux créations théâtrales. La trame d’un crépuscule (2014) et La Nébuleuse (2018), réalisé trois courts-métrages de fiction : Oculi (2014), Décembre (2015) et Jalousie (2017) et fait un documentaire pour la coopération laitière Lact’Union (2018).

Fanny Perreau

Après un Diplôme des Métiers d’Art en régie lumière à Nantes, Fanny est admise à l’École Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Strasbourg (groupe 40) en section régie, où elle approfondit sa recherche en lumière et découvre la régie générale, le son, le plateau ainsi que la vidéo.

Fanny a pu, grâce à ses formations et aux nombreux stages dans le milieu du spectacle vivant, découvrir de multiples facettes de ce domaine. Ses désirs peuvent alors se préciser et s’intensifier.

Depuis sa sortie d’école, Fanny a travaillé entre autres avec Vilma Pitrinaite (création lumière de En chaque homme il y en a deux qui dansent, co-mis en scène pas Thomas Pondevie, et de Sorry got to run), David Bobée (assistanat lumière sur Roméo et Juliette, régie plateau sur Lucrèce Borgia, régie générale de Stabat Mater), Cyril Balny (création lumière de La trame d’un crépuscule et de La Nébuleuse, chef opérateur des films Jalousie, Décembre et Oculi), la compagnie Feria Musica (régie vidéo de Daral Shaga,mis en scène par Fabrice Murgia), Pauline Ringeade (création lumière de La pièce) et Thomas Pondevie (création lumière de Supernova).

Contact artistique : larecidive@gmail.comContact technique : perreau.fa@gmail.comContact production : lapoulieproduction@gmail.com